Il
s'oppose à Etre dans le sens de ce qui reste inchangé, et désigne
le changement, la série de passages d'un état à l'autre. Le
problème de la stabilité : « être » ou du changement : «
devenir », fut posé et étudié par les premiers philosophes grecs.
Selon Héraclite, la permanence d'Etre est une pure illusion ; la
réalité est comme un fleuve qui coule toujours. Selon Parménide et
l'école éléatique, seulement Etre est réel ; il est le substratum
du changement, la substance qui reste, alors que les qualités
changent. La controverse qui opposa les disciples de Parménide à
ceux d'Héraclite persiste et plus près de nous, le représentant
des premiers fut Herbart, et Hegel celui des seconds. La célèbre
formule d'Héraclite : « panta rêi » (tout passe) a été reprise
par le mobilisme, terme proposé par Chide et accepté par la Société
Française de Philosophie, pour indiquer la doctrine selon laquelle
le fond des choses n'est pas seulement individuel et multiple
(pluralisme), mais en mouvement continuel : en continuelle
transformation et sans lois fixes ainsi que toute tentative
d'organisation rationnelle reste inefficace. La doctrine Hégélienne,
la Darwinienne et la Bergsonienne ont porté au mobilisme. (Chide, Le
mobilisme moderne, 1908).
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