samedi 20 janvier 2018

Amnesty International quatrième Partie 2016/2017


Grèce

Cette année encore, des cas de torture et d’autres mauvais traitements ont été signalés, infligés notamment à des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants au moment de leur arrestation ou durant leur détention.
Le 27 septembre, cinq adolescents syriens âgés de 12 à 16 ans ont été interpellés par la police dans le centre d’Athènes parce qu’ils transportaient des armes factices utilisées comme accessoires dans une pièce de théâtre dans laquelle ils allaient jouer. Les garçons ont dit qu’ils avaient été frappés et forcés à se déshabiller durant leur détention au poste de police du quartier d’Omonoia.
Une enquête pénale et une enquête disciplinaire ont été ordonnées dans cette affaire.
L’ONG grecque Greek Helsinki Monitor (GHM) a signalé que trois hommes roms avaient été frappés par des policiers pendant leur arrestation et leur détention, en octobre, dans un poste de police situé dans l’ouest d’Athènes. L’un de ces hommes, qui a fait un accident cardiaque et subi de graves blessures, a été hospitalisé. Les victimes et GHM ont réclamé une expertise médicolégale, mais ont essuyé un refus.
GHM a déposé auprès du procureur d’Athènes chargé des crimes de haine une plainte pour torture et manquements des policiers à leurs obligations.
En octobre également, un tribunal de Thessalonique a jugé 12 gardiens de prison coupables d’avoir infligé des actes de torture et de graves blessures à Ilia Karelli, un Albanais retrouvé mort dans sa cellule en mars 2014 dans la prison de Nigrita. Ils ont été condamnés à des peines de cinq à sept ans d’emprisonnement.

Racisme

Des agressions motivées par la haine visant des personnes appartenant à des groupes vulnérables, notamment des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants, ont continué d’être signalées.
En juillet, des membres d’un groupe d’extrême droite ont incendié un squat abritant des réfugiés à Athènes. Les coupables n’avaient pas été identifiés à la fin de l’année.
En novembre, des activistes d’extrême droite présumés ont attaqué des réfugiés dans le camp de Souda, sur l’île de Chios, en blessant au moins deux. Deux militants qui tentaient d’aider les réfugiés ont eux aussi été agressés. Ils ont dû être hospitalisés. Une enquête pénale a été ouverte.
Fin novembre, un tribunal du Pirée a confirmé en appel la déclaration de culpabilité rendue en première instance contre quatre hommes accusés d’avoir, en 2012, enlevé, dévalisé et gravement blessé un travailleur migrant égyptien, Walid Taleb.

Le procès des dirigeants et des membres du parti d’extrême droite Aube dorée accusés d’avoir assassiné Pavlos Fyssas en 2013 et créé une organisation criminelle se poursuivait à la fin de l’année.

Aucun commentaire: