"Autour" par L'Oublié
A la racine, le pas fait lueur.
Le silence creuse le cuivre
Dans le sable ou la neige.
D'une fenêtre,
A l'abri de la brume,
Je sens le travail de l'horloge.
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L'attente est ce souffle
Qui tombe comme une pierre
Comme la pomme
Dans les eaux de la rivière.
S'y laisser porter comme une plume
Dans le verre,
La nuit fissure l'etoile.
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Au seuil de ma main,
La mousse dans le tunnel
A caché la machine à vent.
La braise de l'orage
A marqué le miroir.
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La pluie bat la porte,
Comme une abeille
Sur une lampe.
A genou,
Il sombre dans l'argile,
À portée de la cendre.
La corde, prête.
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Maman, au goût de cendre,
Se penche sur le berceau.
Son sourire,
Effilé comme un couteau,
A la saveur d'un vieux velours.
A la cave, les souvenirs.
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La lampe danse sur le mur,
La main sur le sel.
L'hiver est à ma porte.
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Le mur rejette la lampe.
Dans le regard, le sel.
Jeu de l'hiver.
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Déjà vide.
Froide.
Un regard qui ne se pose plus.
Sa chaise.
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Ne plus voir la chaise.
Le mur est proche.
L'air tombé.
Asphyxie.
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Épisode de chair
A perdre.
Une chaise de plus,
Vide,
Qui se vide,
Une chaise de moins.
De qui prendre soin?
Loin.
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Un autre pont.
Encore.
De l'autre côté.
J'y pense.
Un pont de plus.
Je tourne le dos.
Écrire.
Un fil.
Ténu.
Suspendu
Je traverse.
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