dimanche 21 décembre 2025

Maniere de voir N°203 : Santé mentale : symptômes d'un monde fêlé.



Dans ce numéro, il faut lire l'article : "Anatomie de la souffrance au travail" par Alain Deneault.


On n'y parle des méthodes de management qui poussent au suicide ou à la démission. Une déshumanisation des individus poussée à l'extrême. Cet article nous prouve, si besoin il était, qu'il ne s'agit que de la dérive de quelqu'un, mais d'un management systémique. 

 Cette méthode, qui a été importée du Japon me semble t il, s'appelle la méthode Lean.

Sous le prétexte de faire participer les "collaborateurs" à la marche de l'entreprise, on organise des groupes de travail dans lesquels les salariés doivent dire ce qui fonctionne ou ce qui ne fonctionne pas, si on ne peut pas plus rentabiliser un service avec moins de personnel que l'on placerait alors ailleurs (c'est à dire licenciement).

La volonté des salariés de prendre plus de place dans l'entreprise, les pousse à participer de bonne grâce à ce genre de fonctionnement, quitte à être soi-meme licenciés.


Il faut savoir que chaque fois que l'on croit qu'une action envers les salariés et leurs "droits" est engagée, cela ne sert en fait que l'entreprise.


Par exemple, les représentants du personnel qui font partis des conseils d'administration n'ont qu'un "pouvoir" consultatif. Même le plus revendicatif devient malgré lui un faire valoir. De plus, vis à vis de ses collègues, il est un traître puisque quoi qu'il dit, les décisions néfastes sont appliquées. Deuxième conséquence: le militant est retiré de l'usine ou du service, il est de moins en moins en contact avec ses collègues et de moins en moins concernés par leurs problèmes. Il n'a plus la vision aiguë des problèmes et des difficultés.

La seule instance qui restait la plus contraignante pour les entreprises étaient les CHS CT qui demandaient des expertises (qui coûtent très chères), pouvaient mettre l'entreprise devant un tribunal (comme ce fut le cas pour France Télécom). Alors, le gouvernement, sous prétexte de "moderniser", de "rationalier" et de "simplifier" à fondu les CHS CT avec les comités d'entreprises. Le choix des salariés devenaient celui ci: payer des séjours ou des campings cars ou une expertise sur les conditions de travail? L'autre raison de cette action fut que, souvent, les comités d'entreprises sont mêlés à de nombreuses dérives.


Tout ce qui pourrait être considéré comme des avancées pour les salariés, les entreprises détournent immédiatement l'avancée pour leur propre avantage. 


Par exemple: dans le code du travail, il est demandé que tous les ans le salarié passe un entretien avec un représentant de l'entreprise.

Au fur et à mesure, cet échange presque amical avec son supérieur direct s'est transformé en entretien de notation, puis en entretien d'auto-flagellation. Celui-ci se présente sous cette forme:


Le chef : là, je te note tant (jamais la bonne note), qu'en penses tu?

Le salarié : Oui c est vrai, j'ai fait quelques conneries. D'accord.


Et cela pendant, tout l'entretien. Pas d'échange ou si peu, un sentiment d'être le cancre devant le professeur, se mettre sur le dos des fautes qui ne sont imputables qu'au mauvais fonctionnement de l'entreprise ou des conditions de travail dégradées. Bref, rien dont il ne soit véritablement responsable.


L'entreprise pratique aussi la personnalisation des conflits. Lorsqu'un militant syndical est très revendicatif on le stigmatise, on le pointe du doigt et l'entreprise s'exonérer de tout en transformant des revendications légitimes en mésententes entre le militant et un responsable. Donc, de fait, les autres salariés s'éloigne du représentant syndical pour que l'entreprise comprenne qu'ils n'ont rien à voir là-dedans. Le discours, à partir de ce moment, n'est plus audible pour personne.


Le monde de l'entreprise est un lieu où tout est fait pour nous faire comprendre qu'il n'est pas besoin de réfléchir, d'autres le font pour nous. Nous n'avons qu'à nous occuper de faire au mieux et au plus vite le travail demandé.


Réfléchir est déjà désobéir.


M A. 21/12/25

3° partie du recit imaginaire. Par M.A.

Je vous présente ici la 3° partie d'un récit imaginaire érotique ayant pour titre :

 "J’avais tant envie que l’on se revoie…"


Il fait suite à :

Partie 1: "Liberticides voluptuosités"

Partie 2: "Voluptuosités Réseauïdes"


Texte :


J’avais tant envie que l’on se revoie…


"J’avais tant envie que l’on se revoie…

que les nuits ne suffisaient plus à t’attendre…

J’avais envie de te prendre dans les bras… comme jamais je ne l’ai fait… comme jamais je ne ferai…

te serrer… te sentir…

Ton corps contre le mien comme je l’ai si souvent rêvé… espéré…

Sans que jamais rien ne se produise… sans que nos lèvres ne se touchent…

Sans que nos haleines se mélangent…

Que nos langues s’escriment…

J’ai tellement fantasmé lorsque j’ai aperçu cette goutte de pluie courir sur ta peau…

le frisson qui t’a parcourue à cet instant…

tes yeux, posés sur moi à l’instant où tu as senti mon regard sur ta peau…

cette goutte qui a disparu dans le sillon de tes seins…

Et ma langue qui aurait pu l’intercepter… aurait pu…

Elle s’est perdue dans ton chemisier…

Le soleil m’a aidé… à croire… à vouloir… à m’apaiser… finalement…

Le sourire que tu avais à ce moment précis… avait le goût de ta chair… la saveur de tes humidités…

À cet instant… j’ai voulu déguster le goût de ton sexe… le goût de tes lèvres…

voulu te coucher, te lécher de la nuque à ton cul…

J’aurais tant aimé être plus que celui auquel tu n’as jamais fait attention…

Dis-moi… n’aurait-il pas fallu à ce moment précis que tu poses ta main sur ma joue… en me regardant droit dans les yeux…

me sourire afin que mes larmes ne coulent plus…

Je t’aurais tellement plus aimé si tu m’avais affirmé qu’il n’y avait aucun espace entre nous…

À lever le souffle agonisant du fantasme…

La tension est redescendue…

te parler… parler à ce que j’ai cru pouvoir exister… cette possession à cet instant…

Qu’ai-je espéré de ce qui ne sera jamais ?

xxxxxxxxxx

Ce matin, je me suis réveillé calme, apaisé…

J’avais dormi comme si j’étais mort…

J’avais été au bord d’un endroit inconnu…

alors j’ai imaginé le corps que j’ai voulu être le tien… celui qui n’est que ce que j’aime construire…

Tu étais nue…

découverte…

libre à tous regards

Des seins petits…

aux tétons tendus à l’extrême…

un ventre plat, vibrant…

un sexe à l’abri de sa toison…

ta main qui s’appliquait à te donner du plaisir…

en silence…

une souffrance que l’on garde pour soi…

j’aurais pu me pencher sur toi…

prendre d’assaut ta bouche…

et ma main prenant la place de la tienne.

« je prends ta souffrance à mon compte… »"


Texte copié sur Facebook

 Il est important pour moi de citer ce texte qui vient d'un ancien CRS par rapport au conflit actuel entre les agriculteurs et l'état.

Soulignons que cette personne n'a pas sortir son texte au moment de l'affaire de Souline, ni des actions et de la repression sur les Gilets jaunes. Il s'agit d'un texte circonstancié.


Par contre, en substance, il laisse entendre, dans un contexte de dénonciations de violences policières, systémiques ou pas, de mises en accusation de viols dans des commissariats, de vols d'armements de guerre, de bandes organisées etc..., que les forces de l'ordre sont instrumentalisées et détournées à des fins partisanes.


Il était important de souligner cela tour en déplorant que cela vient d'un retraité, qu'il ne s'agit nullement de quelqu'un en activité et que les policiers honnêtes dans leurs missions de service public ont peur de parler pour des raisons que l'on comprend parfaitement. Il s'agit pour eux de s'organiser afin de mobiliser ceux qui défendent des valeurs de métier pour dénoncer les brebis galeuses mais également les intentions et les ordres de leur hiérarchie.


Je vous laisse prendre connaissance du texte:


Résumé d’un texte envoyé par un CRS :

Je suis très indigné des actualités Ariégeoises.

Ayant été CRS pendant une dizaine d’années, je ne comprends plus ! Je suis vraiment sidéré 😧

Des blindés contre des paysans : la force publique détournée de sa mission.


Les forces publiques ne sont pas une armée d’occupation. Elles ne sont pas instituées pour frapper, terroriser, détruire ou soumettre la population. Leur mission n’est pas de faire taire la contestation par la force, ni d’imposer des décisions administratives contestées sous la menace des armes. Leur existence même repose sur un principe fondamental : la protection des personnes et des droits, non leur annihilation.


Ce principe est explicitement posé par l’article 12 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : « La garantie des droits de l’Homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »


Tout est dit. La force publique n’est légitime que tant qu’elle sert l’intérêt général et protège les droits. Dès lors qu’elle devient un instrument de contrainte brutale au service d’une décision contestée, elle sort de son cadre constitutionnel et perd sa légitimité républicaine.


Ce que nous voyons aujourd’hui — abattages massifs de troupeaux, déploiement de blindés en zones rurales, encerclement d’exploitations agricoles, usage de la force contre des éleveurs — interroge gravement la fidélité de l’État à ses propres principes. Non seulement parce que ces mesures détruisent des vies économiques, familiales et humaines, mais parce qu’elles sont imposées sans consentement, sans débat réel, et souvent sans proportionnalité.

Elles ne relèvent plus d’une simple police sanitaire, mais d’une logique de coercition, où la force armée est utilisée pour imposer la destruction des moyens de subsistance de citoyens qui ne représentent aucune menace pour l’ordre public.


Or, le droit français, comme le droit international, sont formels : toute atteinte aux droits fondamentaux doit être nécessaire, proportionnée et strictement encadrée par la loi. Le Conseil constitutionnel comme la Cour européenne des droits de l’homme rappellent constamment que la force ne peut être utilisée qu’en dernier recours, lorsque toutes les autres voies ont échoué, et jamais comme un mode ordinaire de gouvernement. L’administration ne dispose d’aucun droit absolu de destruction, pas même au nom de la santé publique.


Un troupeau n’est pas un objet abstrait, ni une variable statistique : il est le fruit de décennies de travail, de transmission familiale, de soins constants et d’investissements humains et financiers. Le détruire par la force, sous escorte militaire, sans dialogue réel, sans alternatives crédibles, sans indemnisation préalable effective, constitue une atteinte grave et directe à ces droits. Lorsque cette destruction est imposée, sans démonstration individualisée de nécessité absolue, elle est une destruction illégale de biens appartenant à autrui.


La destruction massive et systématique de troupeaux, lorsqu’elle prive des familles entières de leur unique moyen de subsistance, engage une responsabilité grave de l’État. Le droit international des droits de l’homme reconnaît que la destruction des moyens de survie d’une population, lorsqu’elle est imposée par la contrainte et sans proportionnalité, constitue une violation majeure des droits fondamentaux.


Il faut également rappeler que les agents des forces de l’ordre prêtent serment de servir la loi et la population, non d’obéir aveuglément à des ordres manifestement disproportionnés. Le droit pénal français, comme le droit international, est sans ambiguïté : l’obéissance hiérarchique ne couvre pas les actes illégaux. Un ordre manifestement illégal, notamment lorsqu’il conduit à une destruction injustifiée et disproportionnée, engage la responsabilité de celui qui l’exécute.


Ce texte ne vise pas les femmes et les hommes en uniforme, souvent eux-mêmes pris dans des chaînes de commandement rigides, soumis à des injonctions contradictoires et à une pression politique croissante. Il vise un système qui détourne la force publique de sa finalité originelle, qui transforme des agents de protection en instruments de coercition administrative, et qui remplace le dialogue, la raison et le droit par la peur et la force brute.


L’État ne peut pas prétendre agir au nom de la santé, de la sécurité ou de l’ordre public, tout en piétinant les droits fondamentaux. La fin ne justifie jamais les moyens. Une démocratie qui envoie des blindés contre ses paysans, qui traite la détresse comme une menace et la résistance civile comme un crime, s’éloigne dangereusement de l’État de droit et s’approche d’une logique autoritaire qu’elle prétend pourtant condamner ailleurs.